Suite et fin du WWOOFing à l'Oasis des p'tis Potes

Notre période de 10 jours à l'oasis des p'tits potes a touché à sa fin !

Les personnes sur le lieu

L'oasis est habitée par 2 couples de résidents permanents : Antoine et Jacquie ainsi que Mahéry et Justine, sans oublier leur fils fraîchement né. Les habitants sont appelés les “Tucopains”. Justine et Jacquie travaillent à l'extérieur alors qu'Antoine et Mahéry travaillent à 100% pour l'Oasis. Malheureusement, Antoine et Jacquie sont partis avant la fin de notre séjour.

En cours de semaine, nous avons été rejoints par une famille : une maman, Suzanne et ses deux enfants, Sasha et Léon avec qui nous avons cohabité dans le bungalow pendant la fin de notre séjour. Une amie de tucopain, Romi est également venu faire du wwoofing et nous a notamment aidé pour le nettoyage des chemins de la forêt. Lors de notre avant-dernier jour, nous avons fait la rencontre de Vanessa qui est également en période de wwoofing dans son camping-car, avec son adorable bébé chien : Rango.

En plus des bénévoles et des habitants, l'oasis accueille beaucoup d'amis, de famille et de connaissances des Tucopains !

Animaux

À Tucaud, il n'y a pas que des humains, nous avons croisé différents animaux, comme des chats qui sont plus ou moins câlins, mais tous très mignons (Grisou, Maki, Billy Boy, leur maman et Snow).

Il y a également 2 chiens : Macaho qui déborde d'énergie et est très jaloux, ainsi que Calypso qui est adorable et joueuse, mais bien plus calme que son ami chien. Elle restait souvent allongée à côté de nous quand on travaillait.

Montage de photos de Calypso, Macaho, Ludivine et même Snow le chat

Un poulailler abrite quelques poules, des poussins et des canards. Nous avons pu aller les nourrir, et même récupérer un œuf encore tout chaud !

Deux chevaux retraités de club sont présents à l'oasis. Pitchoune une shetland et Doudou un double poney. Durant notre séjour, nous avons eu un cours sur les soins à apporter aux chevaux. Antoine, qui s'occupe de ces deux animaux, utilise le parage naturel.

Cette technique permet d'entretenir et de soigner les sabots naturellement en suivant leurs besoins. Une grosse différence avec les méthodes “classiques” est que les chevaux n'ont pas de fer aux sabots. On a appris que les sabots sont les relais du cœur, ils aident à faire circuler le sang, comme une pompe à chaque fois que le cheval pose le sabot au sol. En les ferrant les sabots perdent leurs rôles de pompe laissant tout le travaille au cœur, ce qui le fatigue plus vite.

Samuel tenant Doudou en longe et Ludivine avec Pitchoune

Concernant les soins appliqués aux chevaux, toutes les semaines (de préférence 2 fois/semaine) leurs sabots sont nettoyés puis graissés. Cela permet de créer une barrière contre l'humidité et les bactéries. Le nettoyage doit être bien fait sous penne d'enfermer des bactéries entre le sabot et l'huile. Pour se faire un cure sabots, des brosses, et même un clou sont utilisés. Le clou permet d'enlever les petits bouts de terre ou de crottins coincés dans la fourchette (zone en forme de V du sabot) qui n'ont pas pu être retiré avec le cure sabots.

nettoyage des sabots

Avant de nettoyer les sabots nous les avons brossé avec un bouchon. Un coup sur la crinière, le toupet (crinière du visage), un peu sur la queue et bien sur sur l'ensemble du corps pour dénouer, enlever les poils morts et pour donner un moment détente cocooning aux chevaux.

Durant cette dernière semaine nous avons également travaillé sur d'autres points :

Jardin

Comme la saison des tomates arrive, nous avons continué à faire des supports pour les plants. Nous avons testé différentes techniques en fonction du placement des plants et de l'espace disponible. Nous avons utilisé des bambous, des branches et de la ficelle plutôt épaisse pour les attacher.

support pour tomate

Entre deux grosses tâches, nous prenions un petit moment pour nous occuper de l'arrosage des petites pousses. Nous arrosions les plants de la serre et ceux qui étaient placés dehors pour s'acclimater à l'extérieur avant d'être repiqués.

Les tucopains nous a demandé de redresser une palissade qui, sous le poids des ronces, était très penchée. Pour la remettre droite, nous avons planté dans des trous deux morceaux de bois à la bonne taille pour en faire des bras de force. Nous les avons scié pour qu'ils soient bien a plat contre la palissade, afin de faciliter le vissage.

Nous les avons ensuite visé (ce qui a été l'occasion d'avoir un petit cours sur les vis et les clous), cette étape a été un peu fastidieuse puisque nous avons dû les viser à travers les ronces. Une fois que les piliers ne bougeaient plus, nous avons rempli les trous de grosses pierres, nous avons ensuite rebouché les trous avec la terre que nous avions préalablement enlevée.

La palissade est à côté d'un passage sous les ronces (une sorte d'arche), beaucoup d'entre elles étaient mortes ou gênaient le passage. Nous avons donc commencé à clarifier cet endroit, pour ensuite embellir ce passage en enlevant tous les poteaux qui ne servaient à rien et les remplacer par un beau support en bambou (encore un tipi 😯). Nous l'avons enfoncé dans des trous creusés avec une barre à mine et un maillet. Une fois cela fait, nous avons fait un magnifique panneau pour indiquer l'entrée du potager pédagogique qui se trouve derrière ce passage et l'accroché à l'aide de fil de fer, comme pour les bambous. Nous avons eu du mal à accrocher le tout car il fallait être dans les ronces 😅.

Passage pour aller au potager pédagogique avec Mahery et nous

Un jour, nous avons déterminé de nouvelles zones de culture pour le potager, en disposant des bottes de paille pour les contours que nous avons rempli de paille en vrac. Pour les transporter, c'est Samuel qui a conduit le petit tracteur/tondeuse des tucopains 😎. Mettre des bottes de paille au sol lui permet de commencer à travaillé c'est à dire de ramener de la vie dans les 10 premiers centimètres de la terre, d'étouffer les herbes qui se trouvent sur les futures zones de cultures et également d'aider à les visualiser.

Mahery nous a invité a être créatif alors, nous avons souhaiter faire une étoile filante et une main. Malheureusement, ces formes étant trop détaillées, il est compliqué de les dessiner avec des bottes de paille et de les entretenir (tonte de l'herbe). Nous avons donc dessiné deux formes : un “P” pour “Passion” et une virgule qui devait (à la base) représenter une tête de chien (en hommage à Calypso que Ludivine aime beaucoup). Cette étape permettra également aux prochains wwoofer de délimiter les zones avec des barrières et ainsi commencé petit à petit les cultures.

montage des deux nouvelles zones

Une autre zone devait être nettoyée pour accueillir de nouvelles cultures, nous avons alors aéré le sol à l'aide d'une grelinette (l'outil favori des permaculteurs) ce qui facilite le retrait des plus grosses herbes et racines. Durant cette étape nous avons pu retrouver quelques oignons oubliés qui était auparavant cultivés sur cette zone. Nous avons ensuite placé de la sciure que nous avons recouvert de terre. Avant les prochaines plantations, la terre sera paillée (mulch) pour la protéger.

Il y a un petit chemin en forêts qui était encombré, nous l'avons nettoyé avec un ébrancheur et une cisaille afin de faciliter le passage de cette petite balade sympathique.

Passage dans la forêt

Le stock de bambou de l'oasis était devenu faible, Ludivine est alors partie avec Mahery et Suzanne pour en récupérer chez un ami voisin. Grâce à ce réapprovisionnement nous avons pu trouver des babous parfait pour le passage du potager sous les ronces !

Bricolage

Dans la maison principale, un studio est en cours de rénovation. Samuel a pu participer à sa mise en place en peignant les murs de la future salle de bain et en y appliquant du parquet flottant avec Suzanne. Ils ont eu besoin d'une scie sauteuse pour découper le parquet à la bonne taille et forme ainsi que de maillets pour le mettre en place.

Pendant la mise en place du parquet, Ludivine était en train de fabriquer de la peinture en suivant une recette de peinture à la farine pour repeindre l'arrière du bungalow. Petit conseil : prévoir un contenant qui peut accueillir au moins 1.5 à 2 fois sont volume finale, car le liquide réduit durant de sa préparation.

Les alentours

Durant notre séjours nous avons visité quelques lieux. Nous sommes allés à Marmande, principalement pour acheter des bottes pour jardiner à Samuel. Puis pour se promener dans les rues du centre-ville, c'est la cathédrale et son jardin que nous avons le plus apprécier dans cette ville.

cathédrale de Marmande et son jardin

Nous sommes également allés à Saint-Macaire, petit village médiéval. Contrairement à Marmande, nous avons eu un gros coup de cœur pour ce magnifique village plein de pierre et de petit passage entre les maisons. Nous sommes passés par une boutique de créateurs du coin, qui proposait pleins de réalisations différentes : broderies, bijoux, vaisselles, dessins, et biens d'autres. Cela fait plaisir de voir s'associer plusieurs petits créateurs pour en faire un commerce. L'église de Saint-Macaire est massive et, à l'image du village, en pierre. Antoine nous a raconté qu'avant d'être remplacé les portes pour y entrer était fabriquées à partir d'un seul arbre !

montage de photos de Saint Macaire

Samedi, c'est le jour de marché à Bazas, nous y sommes donc retournés pour cette occasion. L'ambiance n'était pas du tout la même que la dernière fois puisqu'il y avait beaucoup de monde et d'activités. À la suite de conseils de Mahery, nous avons fait un tour sur une voie verte pour ensuite arriver sur un ancien lavoir suivi de petites ruelles pour revenir à la place principale. Nous en avons également profité pour visiter les jardins et l'intérieur de la magnifique cathédrale.

montage de photos de Bazas

Conclusion

Nous avons passé un bon séjour à l'oasis des p'tits potes pleins d'expérimentations, mais trop peu de moment avec les Tucopains (nous avons un peu trop souvent manger seul dans le bungalow à notre goût, mais la tendance c'est bien rattraper vers la fin du séjour). Nous aurions pu un peu moins travailler (il nous ai arrivé de faire des journées de 8-9h) et surtout se prendre une demi-journée ou un jour complet de repos, puisque dimanche nous avons assisté à une formation sur les constructions en terre paille avec l'association chapeau et bottes, l'article sur cette journée arrive très bientôt 😉 !

Malgré le bon temps passé là-bas, ce n'est pas un lieu dans lequel nous aimerions habiter à long terme. Certains points ne correspondaient pas à notre vision, par exemple la quantité de consommation de viande qui, même locale, requiert beaucoup de ressources, de plus les p'tits potes n'ont pas l'air de rechercher de nouveaux habitants pour le moment. Encore un grand merci à eux qui nous ont très bien accueillis, nourrit et loger. On espère les revoir !

Nous avons passé une semaine à la Lombarde chez Wolfgang et Valérie. Nous écrirons un article après celui sur la formation d'écoconstruction.

À très vite pour la suite de nos aventures 😀