Nos premiers jours de WWOOFing à l'oasis des Ptis potes – Tucaud

Introduction au lieu

Nous sommes arrivés à Tucaud (entre Toulouse et Bordeaux) vendredi 12 juin vers midi pour 10 jours de wwoofing. Nous avons commencé par déposer nos affaires dans le bungalow que nous allons occuper pendant notre séjour (si celui-ci n'est pas loué par des clients).

devant du bungalow et son jardin

Le bungalow permet de faire dormir de 6 à 8 personnes, sa location est une source de revenue pour les Tucopains. Toutes les eaux grises sont traitées par pédo-épuration (traitement des eaux grâce aux propriétés naturelles du sol), devant le bungalow on peut trouver deux buttes de culture traversées par une rigole dans laquelle il y a des tuiles cassé, c'est ici que les eaux usées passent et nourrissent les buttes qui sont apparemment les plus productives du lieu. 🌾
Comme les eaux grises sont directement versées dans le sol, il faut faire attention à utiliser des produits respectueux de l'environnement (liquide vaisselle, gel douche, dentifrice).

pédo-épuration du bungalow et ses buttes

On peut également trouver des toilettes sèches, qui sont vidées dans le bac de compost du bungalow, dans lequel on met aussi les déchets verts des repas.

Nous avons ensuite partagé un repas avec tous les habitants du lieu. Après un bon déjeuner, nous avons été introduits au lieu, et au rôle des wwoofer. Ici pas de compte des heures, chacun s'implique comme il le souhaite qu'il passe 10 ans, 2 ans ou 10 jours ! Le but n'est pas de repartir de l'oasis fatigué !

Les habitants nous ont fortement encouragé à visiter les alentours pour découvrir de beaux lieux comme Bazas (connu pour son festival de vaches grises typiques de la région) et Saint-Macaire (ville médiévale). Nous avons ensuite testé et mis en place une visite autonome qui nous a permis de faire le tour de l'oasis et d'en apprendre plus sur celle-ci. Par exemple, nous avons appris ce qu'est la maladie bleue, nous reviendrons plus tard dessus !

Les différents espaces de l'oasis :

plan de l'oasis dessiné à la main avec de l'aquarelle

Première après midi

Après une introduction de l'oasis, nous avons eu un début de liste de tâches que nous pourrions faire : repiquer quelques salades ; faire des supports pour différents bacs avec des pieds de tomate pour éviter qu'ils touchent le sol afin de gagner du temps et ne pas avoir à attacher les plants à un tuteur au fur et à mesure qu'ils poussent. Un support pour quelques plants de concombre est nécessaire, il sera différent de ceux des tomates car les concombres sont des plantes grimpantes.

Nous avons pu faire tous ça durant cette après-midi, cependant il nous reste encore des supports à faire pour quelques bacs de tomates.

premiers supports que nous avons construits

Nous avons ensuite préparé et dégusté le dîner tous ensemble. Une bonne nuit de sommeil nous a permis d'être en forme pour notre deuxième journée. 💪

Journée n°2

Après un bon petit déjeuner, nous nous sommes remis à la création de support pour les tomates, cette fois-ci les plants étaient dans des bacs courbés et en U, nous avons donc changé de technique pour faire deux supports qui suivent l'emplacement des plants.

supports à tomates

Les bois voisins à Tucaud sont utilisés pour la chasse à la palombe. Cette chasse se fait en fin d'année, en octobre-novembre et les chausseurs la prennent très à cœur, une bonne partie de leurs congés est consacrés à cette activité ! Cette pratique est surnommée la maladie bleue dans la région, due à la couleur des palombes et à l'effet qu'elle a sur la vie des environs, certains commerces changent leurs horaires pour avoir l'après-midi de libre. Un Tucopain (habitant de l'oasis) nous a fait visiter la palombière voisine et nous a expliqué son fonctionnement.

Le bois est constitué de plusieurs cabanes reliées par des tunnels afin de ne pas être vu et de ne pas faire de bruit. Autour des cabanes, se trouve une cinquantaine de pièges composés : d'un appeau (animal de même type que celui qui est chassé, ici des palombes capturés l'année précédente ou des pigeons), d'un mécanisme pour faire s'agiter l'appeau depuis la cabane principale et d'une poulie pour faire monter et descendre le piège. Un guetteur envoie un signal à la cabane principale lorsqu'il voit des palombes s'approcher du piège, elles sont attirées près de celui-ci, ce qui permet aux chasseurs de tirer sur les palombes. D'autres pièges sont mis en place avec une source d'eau et des filets pour attraper des palombes vivantes pour qu'elles servent d'appeaux l'an prochain.

La chasse est une pratique qui ne nous attire pas du tout, c'est plutôt le contraire, mais voir l'aspect culturel autour de celle-ci nous semble intéressant.

cabane et piège de la palombière

Fin de notre deuxième journée

Nous avons brièvement visité Bazas, nous avons pu y voir une magnifique cathédrale et sa place peuplée de restaurants. C'est une jolie ville, mais comme nous y sommes allés le soir, nous n'avons pas beaucoup vu la vie de celle-ci.

photo de Bazas

Troisième journée

Le dimanche, c'est “day off” à l'oasis des p'tis potes donc on en profite pour se reposer, se balader et rédiger cet article.

Oasis, quésako ?

Mais au fait qu'est ce que c'est une oasis ? Les oasis sont initiées par le mouvement colibri, elles reposent sur 5 principes fondamentaux :

Pour plus d'informations sur les oasis clique ici

Et le wwoofing ?

Le wwoofing c'est un échange entre des hôtes et des bénévoles (wwoofer). Le wwoofer aide et apprend des savoirs biologiques auprès de l'hôte contre le gîte et le couvert. Évidement l'apprentissage va dans les deux sens, le wwoofer peut partager de ses connaissances à l'hôte. Chaque pays à sa propre plateforme, pour celle de la France c'est ici.

À la prochaine pour la suite de nos péripéties ! 😀